
Labret : L'emplacement précis du percage est également déterminé par le type de bijou porté. Si l'on veut porter un anneau, il est préférable de réaliser le piercing près de la lèvre de façon à placer un anneau de petit diamètre. Par contre, si l'on veut placer un labret, il est recommandé déviter de percer trop près de la lèvre pour que la partie interne du bijou ne touche pas les dents.
Origine : La perforation de la lévre pour y insérer un bijou est très largement répandue dans le monde. Toutefois, seules deux tribus y placent un anneau, les Dogons au Mali, et les Nubas en Éthiopie. Pour les Dogons, le piercing de lèvre relève d'une signification religieuse. Ils pensent que le monde a été créé par un esprit ancestral, « Noomi », qui tissait un fil entre ses dents, et qu'à la place du fil vint la parole.
Toutes les autres perforations labiales à travers le monde sont munies de labret de bois, d'ivoire, de métal et même dans certains cas, de quartz. Dans certaines tribus d'Afrique centrale, le piercing est très largement élargi afin d'héberger un plateau de bois ou d'argile.
Pour les Aztèques et les Mayas, ce piercing était réservé aux hommes des castes supérieures qui portaient des labrets en or très ouvragés en forme de serpent ou bien incrustés de jade ou d'obsidienne. En Aztèque, le labret se nomme «Tentetl».
Les femmes de la tribu Makololo de Malawi portent un plateau à la lèvre supérieure nommé «Pelele». Lorsque le Docteur Livingstone demanda au chef de la tribu la raison de cette pratique, celui-ci répondit fort étonné :
«Par esthétisme ! C'est la seule belle chose qu'ont les femmes. Les hommes ont de la barbe, elles non. Quel genre de personne serait-elle sans Pelele ? Elles ne seraient pas des femmes à part entière.»
Douleur : Réputé peu douloureux
Cicatrisation : 6 à 8 semaines.